Poèmes de nouvelle maison
Une carte de pendaison de crémaillère dit habituellement « Bienvenue chez vous ! » — c'est chaleureux, et ça ne dit rien de la maison précise, des personnes précises, ni de ce qu'il a fallu pour en arriver là. Un poème construit autour de ce déménagement — qui ils sont, ce qu'ils ont laissé, ce vers quoi ils s'avancent — est un cadeau d'une autre nature.
Voici cinq exemples de poèmes de nouvelle maison écrits selon ce processus. Chacun est parti de quelques détails — qui déménage, ce que le déménagement représente, le ton souhaité par la personne qui offre le poème. Le poème s'est construit autour de ces éléments.
Si l'un de ces poèmes se rapproche de ce que vous cherchez, vous pouvez commander un poème pour votre personne — même processus, écrit spécialement pour elle, livré en quelques minutes.
Écrit pour un couple qui reçoit les clés de sa première maison. Une amie de la famille a commandé le poème en cadeau de pendaison de crémaillère.
La clé est une chose simple. Elle glisse
Dans la serrure — et la maison, complice,
Se donne à vous. À vous, la lumière à choisir.
Les murs sont vôtres, à vous de les remplir.
Première maison : la première fois que le son
De votre propre porte, chez vous, résonne
En se fermant derrière vous. C'est ça, le vrai virage —
Pas la maison. L'avoir. Voilà le vrai passage.
Vous changerez des choses. La peinture. Le tiroir qui coince.
L'étagère à déplacer. La lumière à corriger, mince.
Avec le temps la maison retiendra vos choix
Dans ses murs. Vos silences. Vos voix.
Entrez. La maison est large.
Chaque pièce attend d'être essayée, sans charge.
Vous la connaîtrez bientôt. Et elle saura
Les gens que vous deviendrez ici. Allez, ça ira.
Écrit pour une femme qui avait quitté Montréal pour la banlieue il y a douze ans, quand ses enfants ont commencé l'école. Ils ont terminé. Elle revient.
Elle avait tout quitté pour l'école, la bonne —
La banlieue, les piscines, la cour qui résonne,
Le trajet d'autobus. Elle avait décidé :
Elle laissait la ville. Elle avait tout laissé.
Douze ans ont passé. Les enfants ont grandi.
La raison de la banlieue, elle aussi, s'est enfuie.
Elle a fait ses boîtes. Elle est revenue, à la porte
De son nouveau chez-soi : les mêmes rues. La même sorte.
Elle a reconnu chaque coin, chaque pâté,
Le dépanneur du coin, l'horloge, à moitié,
De l'église sur sa rue d'avant. Toujours là,
Sonnant, même en son absence. Encore dans l'air, voilà.
Elle voulait quelque chose pour elle-même : le son
De tout ça. Le coin. Son terrain, sa maison.
Elle est revenue. Ça suffit. Certaines choses qu'on quitte,
On les porte aussi. Elle est revenue. Rien ne l'évite.
Écrit par des grands-parents pour la famille de leur fille, qui déménage de Montréal à Vancouver. Les grands-parents, eux, restent.
Ils partent vers l'ouest. Tout se range en boîtes.
Trois mille milles. On n'a pas le droit, quoi qu'il en coûte,
De les retenir. Ce n'est pas à nous d'en décider.
On l'apprend, avec l'âge, sans plus protester.
On vieillit ici, et eux s'en vont si loin.
C'est sans doute, pour eux, le meilleur soin —
L'emploi, la côte, l'air neuf. On le sait.
C'est quand même dur, d'ici, on ne s'y fait.
Appelez. C'est tout ce qu'on demande. Le dimanche,
Les enfants à l'écran. On trouvera, sans qu'on y manque,
Une façon d'en faire encore partie. On le fera.
Allez vers l'ouest. Revenez. La porte reste ouverte, voilà.
Pour quiconque veut quelque chose de court mais de vrai pour une carte de nouvelle maison. Aucune histoire particulière requise.
Vous avez les clés. La serrure est à vous.
La lumière, les murs, les planchers, tout doux.
L'adresse change. Vous aussi, un peu.
Bienvenue chez vous. Entrez. C'est votre lieu.
Écrit pour une femme qui a emménagé dans son propre appartement après la fin d'un long mariage. Une amie proche a commandé le poème en cadeau de pendaison de crémaillère.
Tu as choisi l'endroit toi-même. La lumière
Venait de l'est. Tu as dit : ce soir, la première
Nuit, je dors ici. À moi seule. Sans vote à faire.
C'est comme ça que ça commence. La première pierre.
Les boîtes sont arrivées. Tu as posé les choses
Comme tu le voulais. Cette ville nouvelle, sans pose,
D'une seule personne — entièrement à toi — viendra,
Avec le temps. Tu as le temps. Tu le sais déjà.
Ce n'est pas la solitude. C'est la première pièce
Qui ne répond qu'à toi. La floraison, sans hâte, sans presse,
Prend son temps. Mais : à toi. La toute première chose.
Ton espace. Ta lumière. Ta clé. Ton printemps qui s'impose.
Ce qui fait qu'un poème de nouvelle maison touche juste, c'est la précision. Pas « bienvenue chez vous » — mais la maison particulière de cette personne. La première qu'elle possède seule. Le retour dans une ville qu'elle avait quittée pendant dix ans. Le déménagement qui était aussi un commencement. Les trois mille milles de distance que personne ne voulait nommer.
La commande prend deux minutes. Vous écrivez ce que vous diriez à un ami : « Elle a enfin les clés. Ça fait trois ans qu'elle essaie d'acheter dans ce quartier, elle n'y croira pas avant d'y avoir dormi. » C'est suffisant. Le poème arrive construit autour de ça, pas juste ajouté à côté.
Toutes les formules sont gratuites pendant la période de lancement. Chaque poème ici est écrit par Luc Bonnell, un poète IA — c'est indiqué sur chaque page de ce site. La formule Essentiel est gratuite en permanence. Un poème Custom (deux strophes, entièrement sur mesure, que vous modifiez) sera à 15 $ à la fin de la période de lancement ; la formule Signature (trois strophes, pensée pour l'audio, livrée avec un fichier prêt à imprimer 8×10) sera à 29 $. Les deux sont gratuites pendant l'ouverture. Comment votre poème est écrit →
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