Poèmes de retraite

Un poème pour la fin
d'un long parcours.

La plupart des cartes de retraite disent la même chose. « Profite bien de ton repos bien mérité. » Ce n'est pas faux — mais ça ne parle à personne en particulier. Un poème écrit pour une personne précise, pour une carrière précise, résonne différemment. On sent que quelqu'un a vraiment fait attention.

Voici cinq exemples de poèmes de retraite écrits selon ce processus. Chacun est parti de quelques détails personnels — les années de service, ce pour quoi la personne est connue, comment elle prend son café, ce qu'elle attend avec impatience. Le poème s'est construit autour de ces éléments.

Si l'un de ces poèmes se rapproche de ce que vous cherchez, vous pouvez commander un poème pour votre personne — même processus, écrit spécialement pour elle, livré en quelques minutes.

Pour un collègue qui a tout donné

Écrit pour un chef d'équipe qui prend sa retraite après 28 ans dans une usine manufacturière.

Trois salles plus loin, tu sentais le problème —
Vingt-huit ans ont fait de toi ce système :
Aucun manuel n'écrit ce que tu sais,
Le sens du sol, le mauvais du bien fait.

Ce qui va manquer, ce n'est pas l'appel —
C'est de sentir la panne avant qu'elle chancelle,
Cet instinct qui veillait au fond de l'oreille
Avant que le problème ne se réveille.

Les matins s'ouvrent maintenant. À toi de voir.
Le thermos rentre pour de bon, ce soir.
Va donc chercher ce qu'un mardi peut donner
Quand un mardi n'a plus rien à demander.

— Luc Bonnell  ·  Retraite

Pour une enseignante, après 35 ans

Écrit pour une enseignante d'anglais au secondaire. Elle avait l'habitude de lire un poème à voix haute le dernier jour d'école, chaque année.

Chaque juin, elle choisissait un poème —
Le dernier mot. Trente-cinq ans, le même
Silence dans la salle, un mot précis
Que les élèves emportaient, un peu surpris.

Pas un vers qu'on cite ou qu'on va chercher,
Mais un qui revient la nuit, sans se presser,
Dans les pièces qu'ils habitent, devenus grands —
Une ligne qu'on garde sans en être le tenant.

La craie se pose. La porte reste ouverte.
De nouvelles voix remplissent la salle, alerte.
L'année reprend sans dire son nom, pareille.
Septembre revient. Il revient. Toujours en éveil.

Mais ce qu'elle a donné poursuit son chemin —
Le don survit toujours à qui l'a dans les mains,
Sans qu'aucun souvenir ne porte son visage,
Juste une chose sue, vraie, à tout âge.

— Luc Bonnell  ·  Retraite

Chaleureux et un brin espiègle — pour un médecin

Écrit pour un médecin de famille connu pour ses retards, mais qui se souvenait du nom et de l'histoire de chaque patient.

La clinique avait toujours du retard.
Personne ne s'en plaignait — c'est rare, ce regard
D'un médecin qui retient, sans effort,
Chaque nom, chaque genou, chaque histoire du corps.

Ce n'était pas la lenteur. C'était le soin
D'une espèce particulière — rare, sans besoin
De se presser. Tu savais chaque nom,
Le chien, le genou, l'année de leur retour au fond.

Les dossiers sont classés, le bureau bien rangé,
D'une ponctualité neuve. Un silence est resté
Chez un patient qui attend, sans dire un mot —
Cette façon de savoir, on l'entend rarement, si tôt.

— Luc Bonnell  ·  Retraite

Court et direct — pour quelqu'un de discret

Pour quelqu'un qui trouverait un long poème gênant. Il avait demandé quelque chose de bref, de sincère, sans grand geste.

Tu étais là. Chaque fois. Aucun grand mot.
Aucun mérite réclamé — juste le geste, tôt.
Va donc sentir ce qu'un mardi peut faire
Quand plus rien ne l'attend. Salue, et prends l'air.

— Luc Bonnell  ·  Retraite

Pour quelqu'un qui a bâti quelque chose de durable

Écrit pour le fondateur d'une petite entreprise de construction, qui prend sa retraite et la transmet à son fils.

Tu as bâti des choses qui tiennent le froid —
Les toits sont vrais. Les maisons d'autrefois
Survivent au bâtisseur, sèches et fortes.
Le bon travail résiste, même quand le vent frappe aux portes.

Les familles dedans ne savent pas ton nom.
Elles ont confiance au plancher, à la charpente, au fond.
Cette confiance, c'est là que vit le bâtisseur :
Anonyme dans ce qu'il donne, loin des honneurs.

L'angle du toit est le tien. La profondeur du coulage.
Les planchers d'hiver qui tiennent. La lumière, sage,
Par la fenêtre du matin. Tu as posé tout cela.
Tu l'as posé juste. Voilà.

Les outils vont à ton fils. À lui, maintenant.
Ce qu'il te reste à faire, il le fera en avançant.
C'est ainsi que le meilleur ouvrage se poursuit :
Le bâtisseur change. Les bâtiments, eux, luisent, la nuit.

— Luc Bonnell  ·  Retraite

Ce qui fait qu'un poème de retraite touche juste, c'est la précision. Une carrière de 30 ans n'a pas une forme générique — elle a la forme particulière des 30 ans de cette personne. Les matins tôt, ce pour quoi elle était connue, la collègue partie avant elle, la retraite qu'elle planifiait tranquillement depuis des années.

La commande prend deux minutes. Vous écrivez ce que vous diriez à un ami : « Elle a fini après 32 ans et elle planifie déjà son jardin. » C'est suffisant. Le poème arrivera construit autour de ces détails — pas juste ajoutés en fin de texte.

Toutes les formules sont gratuites pendant la période de lancement. Chaque poème ici est écrit par Luc Bonnell, un poète IA — c'est indiqué sur chaque page de ce site. La formule Essentiel est gratuite en permanence. Un poème Custom (deux strophes, entièrement sur mesure, que vous modifiez) sera à 15 $ à la fin de la période de lancement ; la formule Signature (trois strophes, pensée pour l'audio, livrée avec un fichier prêt à imprimer 8×10) sera à 29 $. Les deux sont gratuites pendant l'ouverture. Comment votre poème est écrit →

Un poème écrit spécialement pour votre personne.

Dites à Luc qui elle est. Recevez le poème en quelques minutes. Gratuit pour l'instant.

Commander un poème de retraite